Je pars du principe
que vous maîtrisez correctement l'utilisation de la boite de vitesses ainsi que les
démarrages et arrêts.
En bref vous commencez à être suffisamment à l'aise pour
attaquer les choses sérieuses.
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Conseils pratiques pour le
"slalom à allure lente" :
Bonne position de conduite obligatoire (collé au réservoir, passager
collé à vous jambes très serrées).
Evitez de vous compliquer, je vous conseille d'effectuer votre slalom
sans toucher à l'embrayage.
Votre regard se porte vers les cônes extérieurs ( pour bien arrondir la
trajectoire ) et avant d' amorcer votre braquage ANTICIPEZ en regardant le cône
extérieur de la porte suivante.
Avant d'entrer dans la 1ère porte vous regardez déjà le cône extérieur de la 2ème
porte, ainsi de suite.
La 1ére porte est fondamentale, bien à l' extérieur rentrez tôt dans
la porte pour avoir une bonne trajectoire, une bonne attaque dès le départ vous
permettra d' avoir le droit à des petites erreurs.
Vous avez un moniteur plutôt cool et bien branché moto, n'hésitez pas
à lui demander d'être votre passager.
Choisissez un passager léger.
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A
allure lente (- de 20 km/h) quand vous tournez à gauche la moto s'incline
sur la gauche et inversement pour la droite (attention ce paragraphe
est très important pour bien comprendre la technique du contre-braquage).
Nous avons deux roues, donc deux points de contact au sol (point de
gyroscope), traçons une droite entre ces deux points et nous obtenons une
ligne qui coupe parfaitement la moto en deux, les masses s'équilibrent
entre la gauche et la droite.
Je braque à gauche, le point de contact au sol s'écarte sur la droite
(oui j'ai bien dit sur la droite le point de contact au sol varie
inversement à la direction prise), la ligne droite tirée précédemment
s'écarte donc très légèrement sur la droite, on se retrouve avec plus
de poids sur la gauche que sur la droite, la variation faible du point de
contact, entraîne une variation de poids faible mais suffisante pour que
la moto prenne un peu d'angle. (
voir
schéma
)
La prise d'angle
est donc définie par une variation de poids.
Conseils pratiques pour le
"slalom à allure normale" :
Encore et toujours la bonne position de conduite.
Une prise d'allure normale, enchaînez sans précipitation vos trois
rapports pour stabiliser rapidement votre allure, celle-ci est fonction de vos
compétences mais ne doit en aucun cas être excessive, le chrono ne se gagne pas dans le
slalom.
Comme pour l'épreuve lente la prise de la 1ère porte est fondamentale,
n'hésitez pas à rentrer très tôt dans le slalom, cette attaque vous permettra d'être
en avance sur les portes suivantes et autorisera les petites erreurs.
Une allure excessive ou une entrée ratée entraînera soit une coupure
des gaz, soit des cônes, soit un style à chier.
Le regard : Ne regardez jamais les cônes, dans le slalom le regard au loin (cône du demi-tour)
Dans le demi-tour anticipez votre trajectoire, la moto bien à l'extérieur, le freinage avant le
braquage, le regard porté au début sur le cône et ensuite le plus tôt possible sur le
slalom retour. Pour l'embrayage (embrayé/débrayé) c'est au choix en fonction de vos
préférences.
Le slalom retour identique à l' aller, ressortez rapidement du demi-tour
(facile si vous appliquez à la lettre les consignes de position de conduite et de
placement du regard), enchaînez rapidement vos rapports pour avoir une allure suffisante
et stabilisée avant l' attaque de la première porte.
Vous devez normalement, lors de votre apprentissage, apprendre
séparément chaque élément du slalom (slalom, demi-tour, freinage,
rétrogradage).Ce
qui facilitera l'approche de cet exercice dans son intégralité.
Pour le freinage: précision, efficacité, mais surtout pas de
précipitation.
Le slalom vérifie
vos compétences en matière de trajectoire, si vous n'avez pas
assimilé la position de conduite et le contre braquage :-(
N'oubliez pas que pour réussir cette épreuve vous devez
allier style,
rythme et efficacité.
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Le
contre-braquage c'est quoi ?
Avant toutes choses, vous devez comprendre que
ce phénomène est totalement inné, on ne s' impose
pas, on applique uniquement les lois physiques dictées par la moto.
Nous avons vu précédemment qu'une moto prend de l'angle en fonction d'une variation de
poids, dicté par l 'écart + ou - important du point de contact au sol (point de
gyroscope), mais je vous ai caché le plus important.
.
Si avec ^ , alors
le gyroscope réagit avec une vitesse telle que
(,,) forme un trièdre direct. Il s'agit de l'effet
gyroscopique
Traduction
:
Le point de gyroscope varie en fonction de la vitesse, quand celle-ci est inférieure à
20 km/h le point de gyroscope coïncide avec le point de contact au sol mais quand la
vitesse devient supérieure ce point se déplace de 90 degrés à l'inverse du sens de
rotation.
.
.
Reprenons le principe d' une droite joignant nos
deux points de gyroscope (employons les bons termes). Nous roulons à 50km/h (l'effet
gyroscopique est en action), en ligne droite notre ligne coupe toujours parfaitement la
moto en deux, masses réparties, la moto va tout droit, plus la vitesse augmentera plus la
moto restera en équilibre parfait.
Nous sommes toujours à 50km/h, tournons le guidon sur
la
gauche, le point de gyroscope (situé sur le bout de la roue) s'écarte sur la
gauche, la ligne des masses s'écarte sur la gauche, vous vous retrouvez avec plus de poids sur la
droite, la roue avant prend de l'angle et entraîne toute la moto avec elle et vous
tournez...... à
droite.
C'est assez déroutant mais n' oubliez pas
qu' une roue de moto prend de l' angle.
En voiture vous contre-carrez l' effet
gyroscopique, vous tournez à plat, ce qui entraîne l 'obligation d' utiliser des pneus
plus larges pour éviter une glisse en continu.
Pour revenir en ligne droite vous relâchez
complètement votre guidon et la force gyroscopique (c'est sa vocation première) ramène
automatiquement vos roues en ligne, comme en voiture, à faible allure vous ramenez vous
même le volant (créneau) mais dès que l' allure est suffisante, comme en moto, vous
relâchez le volant et la force gyroscopique ramène automatiquement les roues en ligne
droite.
Maintenant vous maîtrisez complètement l'art d' effectuer une superbe courbe.
Mon exemple fonctionne aussi si vous tournez votre guidon à droite, heureusement.
Les obligations du
contre-braquage :
Nous sommes au delà de la barrière des 20 km/h.
L' action sur le guidon s'effectue en poussant du côté
où vous voulez aller, on pousse main droite pour aller à droite, et on pousse main
gauche pour aller à gauche. La sensibilité est accrue en poussant sur le guidon.
Encore et toujours la bonne position de conduite, pour
augmenter votre sensibilité.
Le regard : à placer loin, à la sortie du virage.
Inutile de vous concentrer ni de vous bloquer sur le contre-braquage, vous
l'avez déjà effectué en vélo sans vous en rendre compte
.
Comment vérifier
simplement cette technique :
Prenez une grande ligne droite, plus la vitesse
sera élevée, plus la pression à appliquer sur le guidon sera forte (la force
gyroscopique augmente avec la vitesse), tenez votre guidon avec la main
droite, ouvrez votre main (doigts en l'air), et poussez gentiment votre guidon,
réponse immédiate la moto tourne à
droite,
lâchez le guidon la moto se remet automatiquement en ligne droite,
c'est magique.
Si vous êtes encore sceptique, croisez les mains, sensations accrues et phénomène
beaucoup plus perceptible.
N'oubliez pas qu'à faible vitesse en amenant le guidon en butée le point de gyroscope
varie peu, donc très peu d'angle, effet gyroscopique en action (+ de 20km/h) la moindre
pression sur le guidon entraîne une variation du point de gyroscope plus importante
(amplifier entre autre par le diamètre de la roue), ce qui entraîne, vous l'avez compris, une prise
d'angle plus importante avec un braquage plus réduit.
Le
contre braquage démontre que votre poids avec un centre de gravité
placé plus haut que celui de la moto est inexistant pour réussir à
prendre correctement une courbe et encore moins pour effectuer un
slalom.
Par contre si vous (ou votre passager) avez tendance à opposer le
haut de votre corps à la direction du virage c'est la raideur et la
perte de stabilité généré par ce geste qui risque de devenir
dangereux.